
Locataire, pouvez-vous regrouper vos crédits ?
Un locataire peut demander un regroupement de crédits, sous réserve de l’étude de ses revenus, de son loyer, de ses charges et du coût de l’opération.
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Le rachat de crédits remplace plusieurs emprunts par un nouveau prêt, généralement assorti d’une mensualité unique. Il peut alléger les échéances, mais prolonge souvent le remboursement et augmente le coût total : la décision doit se prendre après comparaison des sommes restant dues, des frais et de votre budget.

L’essentiel

Un locataire peut demander un regroupement de crédits, sous réserve de l’étude de ses revenus, de son loyer, de ses charges et du coût de l’opération.

Sans CDI, un regroupement peut être étudié si vos ressources et votre budget permettent d’envisager des remboursements soutenables.

Le solde d’une réserve peut être regroupé, mais sa clôture doit être vérifiée pour éviter de recréer une dette après l’opération.

Un découvert peut être étudié dans un rachat, sous réserve de son statut, des justificatifs et de l’équilibre financier du dossier.

Comprenez ce que change l’ajout d’un prêt immobilier à un regroupement de crédits conso, du régime juridique au coût total.

Hypothéquer son logement pour regrouper des crédits peut alléger les mensualités, mais expose le bien à une saisie en cas d’impayés persistants.

Le FICP complique fortement un regroupement sans l’interdire automatiquement : vérifiez l’inscription, le coût et les alternatives avant toute demande.

La liste des justificatifs à préparer pour présenter clairement vos revenus, vos charges, vos crédits en cours et votre situation immobilière.

Une méthode pas à pas pour comparer les remboursements, les frais et la durée d’un regroupement sans se fier à la seule mensualité.

Identifiez les indemnités des anciens prêts et les frais du nouveau financement avant de comparer le coût réel d’un rachat de crédits.

Mandat, honoraires, commission du prêteur et paiement anticipé : les vérifications à faire avant de confier votre rachat à un courtier.
Le rachat de crédits, aussi appelé regroupement de crédits, consiste à faire rembourser plusieurs emprunts par un nouveau prêteur, puis à rembourser un seul nouveau crédit. Il peut réduire le montant prélevé chaque mois, mais cette baisse s’obtient souvent en allongeant la durée. Avant d’accepter, comparez le coût restant de vos prêts avec le coût total du nouveau crédit, frais compris, et vérifiez que la mensualité correspond réellement à votre budget.
Le nouvel organisme étudie votre situation et, s’il accepte la demande, propose une offre qui précise le capital regroupé, le taux, la durée, la mensualité et les frais. Après la signature et les délais légaux applicables, les fonds servent généralement à rembourser les créanciers concernés. Vous remboursez ensuite le nouveau prêt selon son échéancier. Les anciens crédits inclus sont ainsi soldés, mais d’autres dettes ou dépenses peuvent rester à votre charge.
Le regroupement peut porter sur plusieurs crédits à la consommation et, selon le montage, inclure un prêt immobilier. Certaines dettes ou certains découverts peuvent être étudiés, mais leur inclusion dépend du prêteur et de l’offre : elle n’est pas automatique. Un montant supplémentaire de trésorerie peut parfois être demandé. Il augmente alors le capital à rembourser et doit être examiné avec la même prudence que le regroupement.
La première étape consiste à recenser les dettes et leurs échéances. Pour savoir comment faire le point sur ses crédits et retrouver le capital restant dû de chaque prêt, appuyez-vous sur les relevés et les tableaux d’amortissement. Le capital restant dû ne correspond pas au total des mensualités futures : celles-ci comprennent aussi des intérêts et parfois une assurance.
Il n’existe pas de droit automatique à obtenir un rachat de crédits. Le prêteur évalue la capacité à rembourser le nouveau prêt à partir des revenus, des charges, des crédits en cours, de la stabilité de la situation et du reste à vivre. Il applique ses propres critères d’octroi. Le taux d’endettement de 35 %, assurance comprise, concerne les crédits immobiliers : ce n’est pas un seuil général imposé aux crédits à la consommation ou aux regroupements.
Un revenu régulier peut faciliter l’analyse, mais un contrat à durée indéterminée n’est pas une condition légale universelle. Le prêteur peut examiner d’autres situations et demander des justificatifs complémentaires. Un fichage au FICP peut compliquer l’étude d’une demande ; il ne garantit ni acceptation ni refus à lui seul. Les impayés récents, un budget déjà déficitaire ou une demande qui ne laisse pas assez pour les dépenses courantes peuvent également fragiliser le dossier.
Préparez les justificatifs de revenus, de charges et de crédits, ainsi que les informations sur les éventuelles dettes à regrouper. La liste varie selon le dossier et le prêteur. Notre guide sur les documents à préparer pour une demande aide à rassembler les éléments sans oublier les engagements qui ne figurent pas forcément sur un relevé de prêt.
Une mensualité plus faible ne signifie pas que le crédit revient moins cher. Si le remboursement s’étend sur davantage d’années, les intérêts peuvent s’accumuler plus longtemps. Pour comparer correctement, mettez en regard, à une date donnée, les sommes qui resteraient à payer avec les contrats actuels et toutes les sommes dues pour le nouveau prêt, en intégrant les frais et l’assurance lorsqu’elle est souscrite ou exigée.
| Élément | Crédits actuels | Nouveau regroupement |
|---|---|---|
| Mensualités | Addition des échéances restantes | Mensualité prévue au contrat |
| Durée | Échéances restantes pour chaque prêt | Durée totale du nouveau prêt |
| Coût à venir | Sommes restant dues sur le périmètre étudié | Total à rembourser, avec frais et assurance concernés |
| Frais ponctuels | Éventuelles indemnités de remboursement anticipé | Frais de dossier, de garantie ou de courtage selon l’offre |
Les indemnités de remboursement anticipé dépendent de la nature des prêts soldés et des règles qui leur sont applicables. Pour un crédit à la consommation amortissable, elles sont plafonnées par la loi dans certaines situations ; elles ne sont pas dues pour un crédit renouvelable. Les prêts immobiliers obéissent à d’autres plafonds. Consultez les contrats et les règles sur les indemnités de remboursement anticipé, puis intégrez les montants confirmés à votre comparaison.
La durée est fixée dans l’offre et varie selon le montant, le profil emprunteur et le type de crédits regroupés. Une durée plus longue peut alléger les échéances, mais elle expose à payer des intérêts plus longtemps. La durée maximale autorisée dépend du régime juridique applicable : elle ne se déduit pas d’une règle unique valable pour toutes les opérations.
Si les crédits immobiliers représentent plus de 60 % du montant total regroupé, l’opération relève du régime du crédit immobilier : après réception de l’offre, un délai de réflexion de 10 jours s’applique. Dans les autres cas, le regroupement relève du crédit à la consommation, avec un délai de rétractation de 14 jours. Ce classement légal ne préjuge pas de l’acceptation du dossier.
Une garantie peut être demandée, notamment une hypothèque lorsque le montage comporte un prêt immobilier ou que le prêteur l’exige. Elle engage un bien immobilier : en cas de défaut de remboursement, le logement peut être exposé à une procédure de saisie. Avant d’accepter, mesurez ce risque et demandez quelles conséquences prévoit précisément l’offre. Notre page sur le rachat avec hypothèque et ses risques pour le logement détaille ce point.
La loi encadre notamment le taux d’usure, les règles de remboursement anticipé et les délais associés au type de crédit. Le contrat, lui, précise les conditions financières, les garanties, l’assurance et les frais propres à l’offre. Les critères d’acceptation relèvent de l’analyse du prêteur : une simulation ou une première estimation ne vaut pas accord définitif.
Un intermédiaire en opérations de banque doit être immatriculé à l’ORIAS. Il lui est interdit de percevoir un paiement avant le déblocage effectif des fonds : une demande d’argent à l’avance pour obtenir le crédit est un signal d’alerte. Avant de signer un mandat, demandez par écrit qui rémunère le courtier, quel montant est prévu et à quel moment les frais sont dus. Retrouvez les points à vérifier dans notre guide sur les frais d’un courtier en rachat de crédits.
Le regroupement peut aider à rendre les échéances plus lisibles et à réorganiser le budget, mais il ne réduit pas les dettes par effacement. Il peut même accroître le coût total ou déplacer la difficulté si le budget reste déficitaire. Si la nouvelle mensualité n’est soutenable qu’en comptant sur un découvert, un nouveau crédit ou une baisse incertaine des dépenses, l’opération ne résout pas le déséquilibre.
Quand vous pouvez encore régler vos échéances mais avez besoin d’un aménagement, une discussion avec les créanciers peut être à examiner avant un nouvel emprunt. Si vous êtes dans l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de vos dettes non professionnelles, vous pouvez étudier le dépôt gratuit d’un dossier auprès de la commission de surendettement de la Banque de France. Celle-ci dispose de 3 mois pour se prononcer sur la recevabilité. Les conditions d’un dossier de surendettement sont distinctes de celles d’un rachat.
Rachat de crédits ou dossier de surendettement ?
Rachat de crédits
Dossier de surendettement
Notre lecture : Le rachat suppose qu’un nouveau remboursement reste envisageable et qu’un prêteur accepte le dossier. Si vous ne pouvez plus faire face à vos dettes, informez-vous sur le surendettement plutôt que de multiplier les demandes de crédit.
Il n’existe pas de délai unique pour obtenir une décision ou le versement des fonds. Le traitement dépend de la complexité du dossier, de la rapidité avec laquelle les justificatifs sont fournis et des vérifications du prêteur. Les délais légaux de réflexion ou de rétractation commencent à des étapes précises, après réception ou acceptation de l’offre selon le régime applicable. Demandez un calendrier écrit et ne considérez pas une simulation comme un accord.
Une somme supplémentaire peut parfois être proposée en plus du remboursement des crédits, si le prêteur l’accepte et si votre capacité de remboursement le permet. Ce montant augmente le capital du nouveau prêt et donc les sommes à rembourser. Demandez qu’il soit clairement identifié dans l’offre et comparez le coût du regroupement avec et sans cette trésorerie. Une somme disponible ne constitue pas un revenu et ne doit pas masquer un budget durablement déficitaire.
Non. Une simulation fournit une estimation à partir des informations communiquées, mais le prêteur doit examiner les justificatifs et appliquer ses critères avant de formuler une offre. Le montant, le taux, la durée ou les garanties peuvent différer de l’estimation initiale. Seule une offre écrite précise les engagements proposés, et sa signature reste soumise aux règles et délais applicables. Évitez de prendre de nouveaux engagements financiers sur la base d’une simulation.
Après le regroupement, vous remboursez l’échéance prévue par le nouveau contrat, mais les dépenses courantes et les dettes qui n’ont pas été incluses continuent de peser sur le budget. Vérifiez le reste à vivre après logement, énergie, alimentation, transport et charges familiales. Gardez une marge pour les dépenses irrégulières et ne vous fondez pas uniquement sur la différence entre l’ancienne et la nouvelle mensualité. Un budget prévisionnel aide à tester la soutenabilité.
Les règles de remboursement anticipé dépendent du régime du nouveau prêt et des clauses du contrat. Pour un crédit à la consommation, le remboursement anticipé est possible et des indemnités ne peuvent être demandées que dans les situations et limites prévues par la loi. Un crédit immobilier suit ses propres règles d’indemnisation. Avant de signer, demandez comment un remboursement anticipé serait calculé et vérifiez les conditions écrites de l’offre.
Un refus ne vous oblige pas à multiplier les demandes ni à accepter une offre plus coûteuse ou garantie par votre logement. Demandez, si possible, quels éléments ont pesé dans la décision, puis mettez à jour votre budget et vos dettes. Vous pouvez contacter vos créanciers pour examiner un aménagement et solliciter un accompagnement budgétaire gratuit auprès d’un point conseil budget ou d’un CCAS. Si vous ne pouvez plus faire face à vos dettes, informez-vous sur la procédure de surendettement.